RÉDUCTO ABSURDUM

  Scénographie de théâtre
 
 

Projet de scénographie pour une production théâtrale engagée par Sandrine Roche (Perspective Nevski)
 


 

ÉQUIPE


Texte et mise en scène:
   Sandrine Roche

Jeu:
   Myriam Assculine (l'Autre),
   Jessica Batut (Elle),
   François Noël Bing
(Il),
   Pedro Cabanas
(Lui),
   Conchita Paz (La fille),
   Alexandre Théry (le 3ème homme)

Scénographie:
   Jean-Pierre Girault

Création sonore:
   Fred costa

Création lumière:
   Laurent Patissier

Régie générale:
   Loïc Even

 


 

agenda
 
 
ANNÉE 2013/2014
Production
 
17,18,AVRIL 2013
Présentation à La Paillette, dans le cadre du Festival Mythos, d'un temps de travail effectué au 3bisF à Aix en Provence
 
FÉVRIER 2012
Premiere approche de travail, engagé avec Sandrine Roche
Proposition d'un principe scénique

 
 

 

 
 
 

 



 

Image prise à l'Atelier du Plateau, lors d'une carte Blanche à Perspective Nevski, du 8 au 10/12/2011.

 


"Sept personnages se succèdent dans l’arène. Sept types qui ont appris à force de codes, attitudes, relations sociales, à façonner des numéros de vie. Sept figures, en une plus ou moins famille, qu’on regarde faire leur cirque.
Il est question d’industrie pharmaceutique, de société malade, de remèdes et d’harmonie; il est question de productivité, de rapport à la production, au faire, à l’agir; de la transformation de la matière, du travail des mains, de la création; il est question d’identité, de sol et de filiation; il est question de langue, vocabulaire, expression."

   Sandrine Roche

 


 présentation 

 

 

 

  

 

"Je nous suis vu comme de vieux acrobates répétant inlassablement nos numéros, courant chaque jour un peu plus contre le temps, bravant chaque jour un peu plus la mort. Je nous suis vu sur le fil avec la peur du vide et le vertige, suspendus quelques mètres au-dessus du vide et sans soutien autre que notre fameux savoir-faire. Je nous suis vu paradant désespérément, chœur de bêtes de foire errant tragiquement sur la piste. Fuyant l’inéluctable processus de décomposition.Visibles à 360°C"


 

 

"Le projet "Petites réductions absurdes de l’expérience humaine" s’inscrit dans la lignée d’un travail de plateau autour de la musicalité des corps et de la langue dans l’espace du théâtre. Je poursuis un questionnement sur le rapport physique que l’homme entretient au monde ; sur la marge de manœuvre singulière et autonome dont l’individu dispose au sein d’une communauté ; sur les limites et paradoxes des libertés individuelles et collectives. Ce questionnement conduit à la recherche d’une forme théâtrale qui donne pleinement la mesure de la violence et de la force physique de la langue, qui la mette en abîme, l’interroge. Une forme qui provoque l’imaginaire du spectateur en insufflant une série de sons, images, mouvements…"

 

 

 

 

 

 

 


 principe scénographique 

 

 

 

 

 

Dans “Réducto Absurdum“, la langue est un corps à l’œuvre qui repose le théâtre en lui même. Elle est l’instrument de sa propre invention. Elle n’est plus seulement ce qui est “dit“, une représentation, elle est aussi un pouvoir de “dire“, une présentation, qui reconduit le “dit“. 
C’est une langue qui donne à vivre la manière dont ça parle, et les raisons qui font que ça parle, la nécessité et le désir que ça parle pour et de ça, par soi. Ce qui nous rapproche irrémédiablement de la réalité telle qu'on la vit, là où ça n’a de cesse de se fragmenter et de se recombiner, soit au centre de la sphère interhumaine.
C’est en ce lieu critique de la mise en vue des corps qu’un espace “d'exposition“ a pu être imaginé et mis en forme.


 


 

 

Pour reconduire cet univers instable, je fais se confronter deux espaces indépendants , représentatifs de deux langages, théâtre et cinéma, et use d'un élément tiers, monumental, commun à ces deux "mondes":
- La scène du théâtre constitue un premier espace; elle est occupée d’objets mobiles "fait maison" par les acteurs, et constituants des intérieurs plus ou moins organisés autour de l’élément monumental.
- Le deuxième espace est un film projeté en fond de scène; il s’agit d’une grande place publique ayant pour centre virtuel cet élément monumental.
- L’élément monumental de liaison, placé au centre de ces deux espaces, est un grand support sur lequel va être projeté les corps des acteurs, et grâce auquel les objets mobiles s'organisent, sont en appui.

 


 

 


Ces deux espaces interagissent parfois. Ceci afin de relancer l'économie du jeu:

- Si les deux espaces demeurent séparés, ceci n’est dû qu’aux mouvements asynchrones des images des corps projetés sur l’élément monumental en lien avec les activités des acteurs, et de ce qu’il se passe dans le film de la place publique. Les troubles d'ordres perceptifs que cela engendre, inconfortables pour les spectateurs, catastrophiques pour le groupe, appellent une résolution. Un événement "libérateur", accidentel,  aura pour effet de soulager et de réunir toutes les personnes du théâtre, mais de ruiner les agencements, de disséminer les corps, et de relancer le jeu. 
- Si les deux espaces semblent s'articuler pour ne former plus qu'un seul, c’est que le jeu des choses, des acteurs, des images de leurs corps projetés sur l’élément monumental, et ce qu’il se passe dans le film projeté de la place publique, s’accorde au point de devenir synchrone et permettre de véhiculer tout le théâtre dans son intégralité, y compris le public.



 



 


 

 

Ce dispositif expositionnel autorise à répétition la tentative de réussite des projets d'agencements des espaces collectifs et individuels, et la réduction, de plus en plus absurde, de toutes actions et expériences humaines.



 


 

 


 



 


 

 

Proposition formelle de l'élément monumental.